La pratique de la chasse à Montauriol …

L’ACCA de Montauriol créée en 1976 comprend une quinzaine de membres. La chasse la plus pratiquée est la chasse au sanglier. Le petit gibier devenant très rare, il ne représente que quelques chasseurs.

Le territoire de la commune est de 1100 ha avec une réserve de chasse de 110 ha. La battue aux sangliers chasse presque sur la totalité du territoire en respectant évidemment les zones dans le village où toute action de chasse est interdite à moins de 150 m des habitations. Les chasseurs de la battue sont soumis à des règles très strictes que le président de chasse s’oblige à faire respecter à la lettre.

Contrairement aux idées reçues, le chasseur moderne respecte et pratique son loisir en parfaite harmonie avec tous les autres usagers de la nature.

Les chasseurs de Montauriol prélèvent en moyenne chaque saison une soixantaine de sangliers et cinq ou six chevreuils. Sachant que la reproduction est de 100 %, imaginez la situation si la chasse venait à disparaître comme le souhaite un grand nombre de détracteurs ! Le chasseur, en prélevant certains animaux, participe à l’équilibre faunistique des espèces de gibiers.

Voilà… En quelques lignes, j’ai essayé de vous présenter la chasse à Montauriol… et si lors de vos promenades ou randonnées, vous croisez des chasseurs, NE CRAIGNEZ RIEN ! Sachez que comme vous, il est là aussi pour profiter de la nature et assouvir sa passion de la chasse.

H. C.

 

Ce qu’il faut savoir sur le sanglier…

sanglier

Le sanglier (sus scrofa scrofa) fait partie de la famille des suidés. En France, un mâle adulte pèse en moyenne entre 90 kg et 150 kg. la femelle adulte atteint en général les 70 à 80 kg. mais il existe des sujets exceptionnels qui peuvent dépasser ces poids. Le jeune sanglier porte une livrée rayée et se nomme marcassin. Par la suite, à compter de 4 à 5 mois,son pelage vire au roux et il devient bête rousse. Vers l’âge de 8 à 10 mois, il devient plus sombre, virant vers le noir et il devient alors bête noire. La distinction des sexes n’est pas vraiment évidente, surtout lorsque les soies sont denses et fournies en période d’automne et d’hiver. En fait, ce n’est qu’en pelage d’été que la distinction est facile. Le pinceau pénien et l’excroissance des suites apparaissent alors distinctement chez les mâles.Pour les laies qui sont généralement suitées en cette saison estivale, les allaites sont très apparentes. En automne et en hiver, seuls les vieux mâles, ragots ou solitaires bien armés se distinguent grâce à leurs défenses développées et saillantes.

Le sanglier est un omnivore opportuniste

Il se nourrit pour l’essentiel de végétaux, racines, bulbes, tiges de plantes,champignons, baies diverses,fruits forestiers tels que châtaignes, glands et faînes et bien entendu les céréales avec une prédilection pour le maïs; mais il ne dédaigne pas l’alimentation carnée, petits animaux, reste de gros animaux, mollusques, reptiles, oeufs et couvées etc. En fait, il se nourrit de tout ce qu’il peut rencontrer en fonction des saisons et des opportunités de son erratisme territorial, bien qu’il soit un sédentaire.

Le sanglier est organisé socialement et spatialement

Il est sédentaire, mais occupe en fait un territoire assez vaste qui peut varier en fonction des circonstances de quelques centaines d’hectares à plus d’une dizaine de milliers d’hectares, surtout en période de chasse lorsqu’il est traqué.Les jeunes mâles s’éloignent beaucoup plus, parfois d’une quinzaine de kilomètres ou plus, assurant ainsi un brassage génétique. Sinon, le sanglier vit en compagnie de plusieurs individus apparentés, essentiellement des laies accompagnées de leurs jeunes. Ces compagnies sont très hiérarchisées et l’organisation est matriarcale ; c’est toujours une vieille laie expérimentée qui mène la compagnie. L’activité alimentaire est essentiellement nocturne et la phase de repos est diurne. Le sanglier est à la bauge le jour. Toute la compagnie est remisée au repos dans des fourrés denses et protecteurs, attendant la tombée de la nuit pour reprendre son activité liée essentiellement à la recherche de nourriture.